
Dans un contexte où la lutte contre le changement climatique est primordiale, la réduction des émissions carbone devient une priorité pour de nombreux secteurs, y compris celui des installations électriques. Les bâtiments, notamment dans le secteur tertiaire et industriel, sont responsables d’une part importante des émissions de CO₂. Les réglementations évoluent donc pour rendre les installations électriques plus performantes, en intégrant des énergies renouvelables et en réduisant l’empreinte carbone des infrastructures.
L’efficacité énergétique au cœur des réglementations
Les nouvelles réglementations ont pour objectif de réduire la consommation d’électricité dans les bâtiments. L’une des mesures clés consiste à imposer l’installation de compteurs intelligents dans les bâtiments. Ces compteurs permettent de suivre la consommation en temps réel et d’ajuster automatiquement l’utilisation de l’énergie en fonction des besoins, évitant ainsi les gaspillages. Une autre réglementation importante est la RE2020, qui impose des plafonds de consommation pour les bâtiments neufs. Cette norme vise à limiter la consommation énergétique globale des bâtiments et à réduire leur empreinte carbone. De plus, les systèmes de gestion technique de bâtiment (GTB), qui permettent une gestion centralisée et automatisée des équipements électriques, deviennent de plus en plus courants. Ces systèmes permettent de réguler les besoins énergétiques en ajustant l’éclairage, la climatisation et le chauffage en fonction de l’occupation et des conditions environnementales, contribuant ainsi à une gestion plus optimisée de l’énergie.
Éclairage plus sobre et intelligent
L’éclairage, qui représente une part importante de la consommation énergétique dans les bâtiments, fait l’objet de nouvelles exigences réglementaires visant à réduire cette consommation. La généralisation des ampoules LED, qui sont jusqu’à 80 % plus économes en énergie que les ampoules traditionnelles, en fait partie. De plus, l’installation de capteurs de présence et de lumière naturelle est désormais encouragée, permettant de moduler l’intensité lumineuse en fonction des conditions ambiantes et de l’occupation des espaces. Ce système permet ainsi d’éviter que les lumières restent allumées inutilement dans des pièces inoccupées ou lorsque la lumière naturelle suffit. Par ailleurs, l’éclairage connecté, qui s’intègre à des systèmes domotiques, devient de plus en plus populaire dans les bâtiments modernes. Ce type d’éclairage permet une gestion intelligente et personnalisée de l’éclairage en fonction des besoins spécifiques, ce qui optimise encore davantage la consommation d’énergie.
Transition vers des équipements plus verts
L’électrification des usages doit également se faire de manière propre, en installant notamment des bornes de recharge pour véhicules électriques, qui sont désormais obligatoires dans de nombreux bâtiments neufs ou rénovés. Remplacer les équipements énergivores, comme les anciens systèmes de chauffage, par des technologies plus efficaces (pompes à chaleur, chauffe-eau thermodynamiques) est aussi essentiel. Enfin, optimiser le facteur de puissance permet de limiter les pertes d’énergie dans les réseaux internes.
L’innovation technologique au service de la sobriété énergétique
L’essor des technologies numériques permet d’améliorer l’efficacité énergétique des installations électriques. Parmi elles, on trouve les tableaux électriques communicants, capables de détecter les anomalies et d’optimiser la distribution de l’énergie ; une gestion centralisée de la consommation via des plateformes de monitoring et des applications mobiles et des algorithmes d’optimisation énergétique, ajustant automatiquement la consommation en fonction des usages réels.
Les nouvelles attentes en matière d’installations électriques s’inscrivent dans une volonté de réduire les émissions carbone des bâtiments, en intégrant des solutions plus écologiques et en optimisant la gestion de l’énergie. Ces évolutions, loin d’être une contrainte, sont une réelle opportunité pour réduire les coûts énergétiques, améliorer les performances des bâtiments et contribuer à la transition énergétique. Pour les entreprises et gestionnaires de bâtiments, l’adaptation aux nouvelles réglementations est un investissement stratégique pour anticiper les défis de demain et répondre aux enjeux climatiques actuels.